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30.11.2007
Berlin l'éclectique
Rentré lundi de Berlin, il était temps que je vous confie mes impressions de cette capitale de l’éclectisme où Marx et son copain Engels fréquentent l’ultramoderne SonyCenter et où lieux « underground » pour utiliser une litote côtoient de considérables et majestueux monuments historiques. Je veux parler ici du Berliner Dom ou du Bundestag avec sa coupole de verre à ciel ouvert avec à son extrémité un cône plongeant au cœur de la démocratie allemande : le Parlement, comme si l’accent avait été mis sur la transparence pour que l’entité au-dessus de nos tête puisse de temps en temps jeter un œil chez nos voisin teutons. Le Bundestag, c’est un peu le mariage réussi des deux Allemagne, une métaphore architecturale de la clarté pour le nouveau pouvoir en place. La modernité qui siège dans le passé.
Si la jeunesse berlinoise est des plus vivante, l’art des plus florissant, l’Allemagne n’en fini pas avec son programme
de repentance (comme quoi nous ne sommes pas les seuls en Europe…). En témoigne ce mémorial de l’Holocauste, planté entre la Postdamer Platz et la porte de Brandebourg, récemment inauguré, et formé de plus de 2700 stèles sur une surface de 1000m2. Ce lieu de mémoire, objet de nombreuses controverses, cette cicatrice indélébile dans ce qui fût l’antre du mal, ne laisse pas indifférent. Perdu entre ces tours noires qui s’élèvent au fur et à mesure que l’on pénètre cette vision apocalyptique, un malaise, une oppression grandissante se fait sentir. On ne peut s’empêcher de penser aux victimes du siècle qui vient de se refermer, mais cette pensée est bien vite évacuée devant le vin chaud du marché de noël, sur la Postdamer Platz, première étape d’une longue soirée qui nous réservera bien des surprises…

Le lendemain, levée 9h, je prends l’U-Bahn qui passe dans ma tête et rentre me coucher. En parlant de ça, si les transports en commun sont assez chers (compter 6,10 euros pour voyager librement pendant 24 heures), ces dernières sont très réguliers (toute la nuit le week end), rapides, propres (!), desservent aux quatre coins de Berlin et davantage. Autre chose étonnant pour un Français, malgré l’affluence, les stations de métros sont calmes, presque sans un bruit. J’ai eut l’occasion de l’observer au dortoir, mais l’organisation allemande n’est décidément pas une chimère (d’où peut être une jeunesse réactive et excentrique traînant aux alentours d’Orianburger (orthographe à vérifier), quartier de l’art et de l’extravagance. Reprenons le fil de l’histoire, assez des digressions. Ce jour là nous avons donc visiter le Jewish Museum à l’architecture impressionnante qui rappelle le mémorial de l’Holocauste, Check Point Charlie et son musée qui relate la vie du temps du mur et les tentatives ingénieuses et malheureusement trop peu de fois réussi de passage vers l’Ouest, ainsi que le Guggenheim qui se paye le luxe de ne présenter que 6 photos grand format (quand même) d’un certain Jeff Wall qui paraît t’il est une sommité. Enfin que voulez-vous, on ne chipote pas avec l’Art.
Le reste du périple berlinois n’est que bons moments, railleries et badinages que peuvent se créer dans un groupe de trois Français, un Italien et une Grecque (et accessoirement deux Bulgares). Seulement, une fois rentré, Vilnius nous paraît grise, morne, arriéré et l’envie nous prend de faire le break dans nos pays respectifs (le mien est prévu le 20 décembre). En attendant, c’est le début de la période des exams, mais pas de stress : c’est Erasmus !
A bientôt

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14.11.2007
Quelques nouvelles
Tandis que la France s'immobilise pour des conducteurs de trains électriques voulant conserver leur retraite à 50 ans accordée du temps où ils travaillaient au charbon et que la jeunesse perpétue la tradition soixante huitarde en bloquant les facultés, non pas cette fois à cause du CPE mais contre une université qui n'a jamais été autant autonome ni autant nantie, mes parents et moi assistions à la conférence de Mr. Grosser s'inscrivant dans les Rencontres du Centre Français et traitant de "La politique de réconciliation franco-allemande au sortir de la Seconde Guerre mondiale: un modèle européen de rapprochement pour les relations russo-lituaniennes?" (allez on respire...). Succèdant à la très instructive et très intéressante conférence de Gilles Dutertre ( le fameux Gilles qui me laisse des commentaires) à propos des "Chevaliers teutoniques et la Lituanie: de la bataille de Saulè (1236) à celle de Zalgiris (1410)" où j'appris notamment que loin d'être apparue à l'implosion de l'URSS, la Lituanie était un des Royaumes les plus puissants du Moyen-Age, s'étendant jusqu'à la Mer Noire et repoussant fièrement Chevaliers Teutoniques, Chevaliers Portes-Glaives (et mêmes Français) qui étaient venus, armes aux poings, répandre la bonne parole du Christ, l'exposé de Mr.Grosser ne fût pas seulement enrichissant mais aussi émouvant (on reprend son souffle...). Assis juste derrière la rangée de messieurs les Ambassadeurs de France et d'Allemagne, du signataire français du traité de rome, Mr Maurice Faure et de la directrice du Centre Culturel Français -bref que du beau monde- je bus durant presque deux heures les paroles de ce grand personnage qui aborda tour à tour les problématiques de la construction européenne, de la rédemption de l'Allemagne, des nationalismes, des victimes devenant bourreaux (et bien d'autres)...La gravité des sujets abordés n'empêcha pas le vieux professeur, toujours plein de malice, à nous faire sourire, en nous confiant anecdotes et clins d'oeil sur une période cruciale mais que je n'ai pas connue.
Mais pour en revenir au présent, sachez que je n'en ai peut être plus pour longtemps ayant récemment appris que l'eau que je buvais depuis plus de deux mois était NON potable (!). Non, je plaisante, je suis en pleine forme, mon organisme devant receler des capacités d'adaptation inattendues. En tout cas c'est décidé, d'aurénavant, je ne bois plus que de la bière (ou de la vodka à la limite...). Car, il faut dire qu'il commence vraiment à faire froid ici, et depuis que mes parents sont là, il neige tous les jours. Ce n'est pas plus mal: je redécouvre ainsi ma cité adoptive sous un nouveau visage. Ah j'oubliais, j'ai réussit à décrocher un stage de 6 mois (!) à la Chambre de Commerce Franco-Lituanienne, je devrais débuter le 14 janvier dès que le problème de la gratification obligatoire après 3 mois de stage consécutif aura été réglé. Mon employeur ne veut pas en entendre parler alors qu'un copain qui va faire un boulot similaire au mien à la mission économique de l'Ambassade touchera 500euros (et non pas Litas) tous les mois (!). J'en toucherais 2 mots à Sarko lors de sa visite à Vilnius dans quelques mois, lui qui veut mettre fin aux régimes spéciaux...
Je pourrais aussi vous parlez de notre visite de Riga, mais il est tard, il ne faudrait pas que je manque mon cours d'EUROPEAN INSTITUTION AND ADMINISTRATION, mais ne vous inquiétez pas, une notre viendra prochainement...
VISO GERO
23:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.11.2007
Tallinn la médiévale
Nous étions donc partis le week end dernier rendre une visite de courtoisie à nos voisins et cousins finno-ougriens de Tallinn toujours avec notre fine équipe plus quelques compagnons de voyage. Au total 5 Français, 3 Polonaises, 2 Norvégiens, 1 Suisse, 1 Suedois et 1 Tchèque, résolus à découvrir la vie (nocturne) estonienne. Et pour cause, presque 9 heures de bus pour aboutir en terre promise. Chacun pris son mal en patience, moi celà me permis de bien entamer la Refondation du Monde (voir note précédente) et de contempler la monotone campagne balte, captivante par son côté mélancolique, avec un ciel bas et lourd qui lui conférait une touche de gravité. Je dormis aussi un peu. Le retour fût tout à fait semblable.
La ville de Tallinn, quant à elle, valait bien son pesant d'heures écoulées en bus: à la fois plus moderne, plus touristique et plus européenne que Vilnius, la capitale estonienne profite d'un centre ville piéton tout à fait charmant, entièrement pavé et restauré exhibant ses larges et colorées bâtisses de l'époque des Hanses germaniques. Ses églises, quelques soient leurs rattachements sont hors de proportions: rien ne semble trop beau pour la religion. Les bars sont tout aussi sympas, qu'ils soient dans des caves voûtées ou bien à l'ambiance moyenâgeuse, même si la bière ALeCoq ne vaut pas notre vieille bonne Svyturys.
Nous logions dans un hôtel de jeunesse en plein centre, à deux pas de la place principale, tip top que je vous conseillerez vue son prix (10 euros par nuit) eût égard à ses prestations. Cerise sur le gâteau, si vous accèdez au troisième étage, un bar aux moeurs légères vous attends... (par contre, cette fois-ci prévoyer un peu plus d'argent...)
En parlant de la vie nocturne, vous risquez comme nous d'y rencontrer anglais, finlandais venus faire la fête ainsi que de nombreux russes (ils y sont plus de 30 % pour des raisons historiques) dont le mélange et parfois "explosif".
Cependant, la visite de la vieille ville fût un vrai délice, la soirée dans une boîte russe kitch terminée à l'aube sur les toits de la ville sous un soleil trop paresseux pour se lever, mémorable.
Visite à refaire sous la neige pendant la période des fêtes, ce qui devrait être je pense, féérique.
PS: il a commencé à neiger depuis hier matin, pourvu qu'ça dure!
22:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


