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07.12.2007
Le convoi 73
J’ai récemment compris que la culture c’est avant tout établir un lien avec le passé, avec les morts. Quelle meilleure illustration de cette vérité le fait que j’assistasse mardi dernier à la dernière conférence au CCF du cycle « Histoire et Mémoire » qui se concluait par le récit sur le " convoi 73, le dernier convoi des Juifs de France déportés à Kaunas" présenté par Pierre Kukawka, chercheur émérite à l’IEP de Paris et fils de l’un des 878 déportés de l’exceptionnel convoi 73. Exceptionnel par sa composition : 878 hommes d’âge mûr, ce qui s’explique probablement d’après les témoignages des rescapés, par le fait que les autorités de Drancy ont laissé miroiter à ces « volontaires » l’idée qu’ils seraient transféré dans un camps de travail en Allemagne, unique chance pour ces derniers d’espérer s’échapper de l’enfer concentrationnaire. Il n’en fût rien et le convoi 73 parti en direction des pays Baltes. Convoi exceptionnel également donc de par sa destination. En effet, les convois de Drancy avaient d’ordinaire pour funeste destinée Auschwitz. Pourquoi Kaunas ? Pourquoi Tallinn ? Certains comme Serge Klarsfeld avancent l’idée qu’il s’agit là d’une simple erreur, dans les tourments de l’année 44. D’autre comme le père Desbois, dans son remarque travail sur la Shoah par balles, explique que les déportés se retrouvèrent dans ces contrés lointaines dans le but de nettoyer les fosses communes, afin de se disparaître toute traces d’exaction génocidaire face à l’avancée des Soviets. Choix qui paraît d’autant plus judicieux que si l’un des déportés venu de France réussissait l’exploit de s’échapper, il ne serait en possibilité de communiquer ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu. C’est en tout cas l’idée à laquelle se rattache Mr. Kukawka. Son exposé fût tout à fait exceptionnel, concluant un cycle d’une grande qualité et relatant une histoire dans l’Histoire, et non des moindres puisque commune à la France et aux pays Baltes. Assis au deuxième rang, on pouvait ressentir l’émotion du professeur lors de son récit du convoi extraordinaire où son père et son oncle périrent. Imaginez en effet quel ne fût pas son émoi, lui, qui persuadé depuis sa tendre enfance que son père avait succombé à Auschwitz de reconnaître une inscription de ce dernier à la prison du fort n°9 de Kaunas. Son récit m’a fait penser à celui de Mendelsohn : Les Disparus que j’ai momentanément stoppé (je mis remet dès mon retour en France, promis Franck). Quoi qu’il en soit, si le travail de mémoire et de compréhension de cette période est passionnant, il n’en est pas moins impérieux, et c’est sur des paroles inquiètes que Mr. Kukawka a conclut ses propos, sur le fait qu’un grand point d’interrogation plane sur la transmission de cette mémoire à la future génération, à nous, qui ne fûmes pas touché par les atrocités du siècle dernier, nous qui ne sommes pas victimes, mais héritiers d’un passé que nous devrions honorer. Seulement, je viens d’achever l’ouvrage de Finkielkraut, L’Ingratitude, que mes parents m’avaient envoyé (pour ceux qui suivent), dans notre Modernité, et l’effet s’en fait d’autant plus ressentir en Erasmus, « La soif et la faim tendent à s’imposer comme l’unique dimension de l’existence ».
Sur ces sombres paroles philosophiques, il est temps pour moi d’aller me coucher. Labos nakties ir saldziu sapnu.

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Commentaires
hey!!Devine qui vien de fraichement poser le point final de ce qui sera sans doute pr les generations futures de notaires un ouvrage reference?
"Ca y est tu ma reconnu ? ton clerc favori , te voila rassuré et chaude comme un ravioli!"
Je profitte de cette humeur matinale pour spontanément te laisser un billet doux.
Je sui assidument t perriple via le net é me permé de reclamé quan meme un pe plus deffort dan la redaction de t articles.(minable)
Bon jte di a bientot rdv Donissan street pr de folles retrouvailles é com on dit vino griego
Ecrit par : le clerc volant | 07.12.2007
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